La Galerie de Bordeaux est   transférée sur  le lieu de notre siège social au  6 rue Jules Michelet à Mérignac-Arlac, (même tél) . Nous pouvons  vous accueillir de nouveau dans cet espace moins spacieux mais convivial.


             

                       Nous avons quitté les locaux que vous connaissiez bien, situés  rue Rolland à Bordeaux et dans lesquels nous étions depuis deux décennies. A l'époque nous avions donné le nom de la rue Rolland à notre galerie. Cet espace a fini par être assez connu. C'est pourquoi nous avons décidé de garder ce nom auquel nous avons ajouté 33 à la signalétique du nouveau lieu ( pour Gironde). Ce  nouvel espace est situé  maintenant au 6 rue Jules Michelet à Mérignac car des problèmes de santé nous ont contraint à  fermer depuis le 15 avril 2016 la jolie galerie du 24 rue Mouneyra à Bordeaux.

Si nous continuons notre parcours c'est justement pour faire justice à la peinture et au beau, attaqués de toutes parts depuis l'après-guerre "Post-war" comme disent les commissaires-priseurs qui organisent des ventes d'art dit moderne.

 

Il faudrait vivre sur Sirius pour ne pas savoir que nous vivons une époque révolutionnaire, c'est à dire une époque où plus rien ne sera jamais comme avant, à savoir 1940/45.

Des pans entiers de certitudes tombent et même si l'art avait subi une attaque frontale avec Duchamp et Dada dans les années 1920,  ce n'était rien à coté de la déferlante venue des USA dans les années cinquante, déferlante ayant pour cible et projet avoué de détruire l'art de l'ancien monde. Ce point de vue est largement étayé  et développé par Frances Stonor Saunders dans son livre: "Qui mène la danse? La CIA et la guerre froide culturelle" Denoël 1999.

 

Nous défendons donc avec la dernière des énergies, le Vrai , le Beau et le Bien, ceci en référence respectueuse au livre écrit en 1858 par Victor Cousin décédé la même année que Ingres en 1867.

Le "beau" indépendamment de la difficulté à le définir l'est cependant assez pour être attaqué, méprisé voire insulté par des personnes se présentant comme l'élite de la culture et ayant assez d'entre-gent pour impressionner les politiques.

Notre plus grande joie est d'entendre les passants et les voisins nous dire que les œuvres de nos artistes sont "magnifiques" (chacun ayant des préférences bien entendu). Vous devez, nous devons nous réapproprier  le vrai, le beau et le bien et surtout le faire savoir.

 

Evidemment nous ne saurions nous comparer aux géniaux artistes conceptuels russes les Kabakov  qui ont réussi à faire construire un méchant fac-similé d'échoppe bordelaise place Amélie Raba-Léon  (hôpital Pellegrin) pour un million d'euros afin de donner à voir derrière les fenêtres des installations symbolisant leurs préoccupations conceptuelles quant au passé de l'URSS et à la poésie du monde. Que du bonheur, malheureusement vu par personne . Le conceptuel manque sa cible depuis 70 ans mais il persévère. Il faudrait leur offrir de bonnes lunettes à nos génies de l'art. 

Nous, qui selon le bon mot d'un ancien directeur du CAPC, faisons dans "la peinture pornographique", nous persistons et signons.

 

La  GPA (Grande Peinture Actuelle) est bien stérile lorsqu'il s'agit de créer du beau. 

Mais et nous le déplorons, l'art depuis 1945 "n'est que communication", et si le geste ou l'intention de l'artiste prévaut désormais  sur l'œuvre nous ne pouvons que  plaindre leur déchéance esthétique.  "Faux-tographe, faux artiste, faux peintre " disait Degas à Nadar. Nous ajouterons: faux-monnayeurs, faussaires d'un faux-art à l'encontre de nos génies planétaires qui plaisent aux milliardaires. "Pinard ou can art" ? se dit Magrez. Pinot des Charentes quant à lui a mis en bière et depuis longtemps l'art des anciens bien que leur  revente lui dégage de substantiels bénéfices financiers et culturels.                   

 

Vous devez vous dire: que voici un discours bien présomptueux. Il s'avère que je sais un peu de quoi je parle, premièrement en tant qu'artiste, ensuite en tant qu'ayant suivi des études d'arts plastiques et bien  avant des études de philosophie et d'esthétique. Au cours de ces études j'ai intimement perçu la frustration de n'être point artiste de la part de ceux qui déployaient une virtuosité insensée quant à l'usage de mots plus justes et flamboyants les uns que les autres pour illuminer les chefs d'œuvre de la peinture  mais qui accablaient du haut de toute la puissance du concept nos artistes en herbe et encore plus leurs professeurs de dessin et de perspective.